Ses mots, ses coups

Comme tous les enfants j'aimais les bonbons et autres sucreries de ce genre. A la maison, mon père nous avait interdit d'en manger et seul lui et ma mère avait droit à ce privilège...
Pour la récréation, les autres enfants recevaient parfois de leurs parents un pain au chocolat ou une barre de céréales comme collation, mais Antony et moi n'avions pas le droit d'en avoir. Mon père avait décidé cela non pas parce qu'il n'est pas sain de manger sucré mais simplement parce-qu'il en avait décidé ainsi.

J'avais souvent une folle envie d'envie d'en manger quand même et un jour n'y tenant plus je me suis mise à voler de l'argent à mes parents pour m'en acheter. Au début ce n'était que quelques pièces, puis un billet et de plus en plus. Je dévalisais parfois presque la boulangerie du village de ses bonbons. Mes copains d'école en profitaient aussi car j'aimais les partager avec eux pour être acceptée.

Je devenais "normale" pour une fois... Mais voyant mes sacs remplis de bonbons, la maîtresse s'est rapidement mise à douter et téléphona à mes parents. En rentrant de l'école ce jour-là, j'avais une boule au ventre ne sachant que trop bien ce qui allait m'attendre.... Et effectivement, mon père m'attendait déjà sur le seuil de la porte et intérieurement je tremblais.

Lorsque j'arrivai devant la porte d'entrée, mon père m'attrappa par les cheveux et me tira dans le corridor. Il m'ordonna d'enlever mon pantalon et pris son "outil" préféré: un chausse-chaussure en métal. Le métal froid cognait sur mes fesses et faisait douloureusement chauffer ma peau. Mon père, indifférent à mes supplications et mes "pardon papa!!" cognait et cognait. Lorsqu'il commençait, il ne pouvais plus s'arrêter; c'était comme s'il entrait en transe. Un sourire méchant illuminait son visage. Il prenait du plaisir ça se voyait... Puis ma mère arriva et lui cria d'arrêter. Encore une, deux, trois raclées et il se calma.

Je me suis réfugiée dans ma chambre où j'ai pleuré toutes les larmes de mon corps. Je me sentais coupable d'avoir énervé mon père et surtout d'avoir volé de l'argent à mes propres parents. Oui, mon père avait raison je n'étais pas "une gentille fille" car j'avais commis un péché. Plus tard, ma mère vint s'asseoir sur mon lit et me rapella que ce que j'avais fait était méchant et que je devais me repentir devant le seigneur. Mon père, qui entra dans ma chambre après ma mère, m'ordonna de m'excuser auprès de toute la famille pour avoir commis ce "crime".

Je sais bien sûr que je n'avais pas le droit de voler de l'argent à mes parents, mais j'avais 6 ans et je ne voulais qu'une chose: être aimée et acceptée. Aimée et acceptée par mes copains de classe, mais aussi et surtout par mes parents, qui n'avaient quasi pas de temps pour moi.

De plus en plus je suis devenue le "vilain petit canard" de la famille et j'encaissais rapidement le rôle du souffre-douleur de mon père et de ma mère.
Mon père désirait une famille parfaite et d'après lui, son rôle était celui "du roi ou du chef" comme il disait. Parfois, il me prenait par les cheveux et me rabaissait jusqu'au sol pour que je me prosterne devant lui. Il m'ordonnait de le vouvoyer et de dire avant chaque phrase "mon papa chéri, que j'aime..." et si je ne répondais pas ou si j'oubliais de le dire c'était les coups, les coups et encore les coups. Quand il n'avait pas le chausse-chaussure en métal sous la main, c'était sa pantoufle, le "tape-tapis", la ceinture, ou ses mains qu'il utilisait.

Mon frère Antony subissait aussi les coups de mon père, mais seulement lorsqu'il avait fait une bêtise plus ou moin grave. Depuis petit, il a toujours été le favorit de mon père. Puisque mon frère était un homme et il deviendrait un jour comme mon père: dirigeant, chef ou "roi" d'une famille et mon père devait donc le lui apprendre... Et mon frère à bien appris malheureusement...

Je me souviens d'une fois ou mon frère et moi avions tout les deux volé de l'argent. Un voisin nous surpris au village avec les bonbons et le raconta à mon père au moment au nous rentrions de l'école. Comme s'il présentait l'orage, le voisin en question est vite reparti en nous voyant rentrer. Mon père était furieux, et il nous avertî que nous aurions droit à notre raclée le soir quand il aurait terminé son travail à l'écurie.

Mon frère et moi tremblions de peur à l'idée de ce qui nous attendait le soir et nous avons enfilé toutes nos petites cullotes dans l'espoir que les coups fassent moins mal. Nous espérions de tout notre coeur que la "raclée" serrait "avec pantalon" et que mon père ne verrait rien de la "supercherie"...
Tout au long de la journée mon père se faisait un plaisir de nous rapeler "la raclée" qui nous attendait le soir avec une lueur de plaisir dans les yeux. Parfois, il nous donnait une "tape" sur le derrière pour nous rapeler qu' il y aurrait bientôt la "raclée", et qu'elle serrait violente. Il gardais "le dessert" pour la fin, comme il disait.

Le soir venu, mon frère et moi nous nous sommes cachés derrière une grande planche et nous nous réconfortions mutuellement en espérant que notre père ne nous trouve pas...
Mais il nous trouva et il nous ordonna de nous agenouiller devant le lit et de baisser notre pantalon. Quand il constata que nous voulions "amorter" les coups, il se mit à ricaner et devint encore plus furieux. Les coups du métal froid pleuvaient sur nos derrières tel des tombours; un coups pour mon frère, un pour moi, deux pour mon frère, deux pour moi et ainsi de suite, jusqu'à ce qu'il aie apaisé son interminable colère. Je mordais dans le matelas pour ne pas hurler. Et mon frère pleurais doucement en demandant pardon. Ce ne fut que le début, mais je n'oublierai jamais...

Suite dans les prochains articles de cette catégorie
Commentaires
Sencia le 06/09/2009 à 20:22:47
> Lapriss; tant de questions sans réponses... Je pense pour ma part que c'était une solution de facilité. Frapper un enfant est plus facile que s'en prendre à un adulte capable de riposter... Lorsqu'il faut un souffre-douleur il importe peut que ce soit son enfant ou non je pense... En tout cas ce fut le cas pour mon père. Bisous à toi chère Lapriss!
Lapriss site : greencenter.blog4ever.com/blog | le 05/09/2009 à 14:45:35
Personnellement, je n'ai jamais été frappée, et je n'ai pas encore d'enfants, donc ce qe tu as pu écrire ne me concerne pas tellement.
Mais lire ce que tu as écrits m'a vraiment fait réagire, comment peux t on faire ca à son PROPRE enfant ? Le bébé qu'on a concu ?
Sencia le 24/08/2008 à 14:41:53
> Kanza; En premier lieu un grand merci pour ton com's et le courage immense que tu as eu de venir en parler ici! Je te félicite bcp de ta franchise! Oui l'éducation des enfants est une affaire délicate et très complexe je crois.C'est difficile de savoir ce qui est bien ou pas.Le juste milieu entre pas trop laxiste ni trop sévère. Très peu de gens savent vraiment trouver le milieux et je pense qu'il faut pour cela faire un long travail sur soi-même.
Toi comme tu en parle tu dis le ressentir comme une faute ou une erreur si on peut dire cela comme ça.
Je suis très attristé de lire que toi aussi tu as été battue en tant qu'enfant. Car oui un enfant est très fragile et innocent. Et comme on le dit; la violence ne résout pas les problèmes...
Pour ma part (cela n'engage que mon avis et je ne suis pas psy...)Je pense que ton fils doit ressentir que tu l'aime malgré tout et que tu regrette. C'est à mon avis ce qui compte le plus pour un enfant, se sentir aimé et accepté, il comprendra certainement si tu lui explique pourquoi tu réagis comme cela et que ton but n'est pas de lui faire du mal mais que tu es parfois dépassé par ta propre vie et tes problèmes et qu'il t'arrive alors d'avoir des réactions déplacées que tu regrette par la suite.
Tu dis que la violence vient de ta révolte à l'adolesence pourrais-tu préciser ce qui a motivé cette révolte? Y a t'il un lien avec les coups de ton père?
Ne te sens pas obligée de me répondre si tu n'est pas prête ou si tu en as pas l'envie ok? Sens-toi libre simplement.
Gros bisous admiratifs de courage!
Je pense à toi
Kanza site : chaotik.blog4ever.com | le 22/08/2008 à 04:16:28
J'ai des frissons de dégoût et de rage au fur et à mesure que je lis ton histoire... J'ai été battue moi aussi mais quand même moins grave... Et comme Purple Girl, j'ai de la violence en moi et il m'arrive de lever la main sur mon fils... Pas le battre mais réagir de manière agressive. C'est à dire, lui crier après ou le prendre fermement. Et comme elle, j'ai été remplie de remords, de regrets, de culpabilité..... Les enfants sont si innocents... Pour ma part, je crois que ma violence vient de ma révolte à l'adolescence.
Sencia site : sur-re-vivre.blog4ever.com | le 30/06/2008 à 17:52:46
Oui je pense personnellement que ça joue certainement un grand rôle. Est ce que tu as la possibilité de te faire aider dans ce chemin? Et pour la révolte si comme tu dis elle est saine elle est légitime et même indispensable! Voilou bisous
Purple Girl site : purplegirl.blog4ever.com | le 30/06/2008 à 13:17:47
C'est difficile de réussir à comprendre les fondements de telles impulsions. Je ne crois pas que cela vienne de ma révolte, ma révolte est saine. Cette violence est mauvaise, destructrice. Quand ça m'arrive j'ai l'impression de lui ressembler. Je ne cherche pas à excuser mes actes ni à rejeter la faute, car il ne tient qu'à moi de me contrôler. Mais en ce qui concerne les sentiments qui m'envahissent, peut être est-ce parce que j'ai grandi avec un très mauvais exemple de sang froid et de maitrise de soi.
Sencia site : sur-re-vivre.blog4ever.com | le 30/06/2008 à 02:10:43
PG: Toujours tout à fait d'accord avec toi! Ton honnêteté et ta franchise sont vraiment admirable!
Penses-tu que cette violence que tu as en toi comme tu dis elle vient de cette révolte que tu as? Ou simplement parce que tu n'as vu que ça?
Purple Girl site : purplegirl.blog4ever.com | le 30/06/2008 à 01:56:09
Honnêtement ça m'est arrivé. Parce que j'ai en moi beaucoup de violence, sûrement un cadeau de mon enfance. Je ne l'ai jamais battu, non, mais j'ai parfois levé la main, donné une fessée. Ca a été rare. Mais à chaque fois je me suis détestée et je me suis excusée. Je lui ai dit que j'avais eu tort, que je n'avais pas le droit, que personne n'avait le droit. Que j'étais désolée et que je n'étais pas parfaite mais que je faisais tout pour être une bonne maman.
C'est très difficile de combattre cette violence que l'on nous a inculquée. C'est un défi au quotidien. Mais c'est un devoir.
Et je suis totalement convaincue qu'aucune violence n'est admissible et bénéfique. Aucune et en aucun cas.
Sencia site : sur-re-vivre.blog4ever.com | le 30/06/2008 à 01:30:14
Tout à fait d'accord avec toi PG!Il faut que ça s'arrête toute cette violence envers les enfants!!! Souvent quand c'est dans le cadre de la famille ou de l'école, les adultes trouvent cela normal car "on le faisait comme cela dans le temps.." ou les "nous on a aussi eu des coups et on l'as bien vécu" etc... Je crois avoir compris sur ton blog que tu es maman, et tu peux donc parler d'éxpérience...Moi c'est pas mon cas et je ne peux pas me permettre de juger ceux qui donnent encore des fessée à leur enfants. Mais par principe je suis complètement contre!Bisous
Purple Girl site : purplegirl.blog4ever.com | le 30/06/2008 à 00:54:45
On fait tous des bêtises quand on est petits. C'est comme ça qu'on apprend. Mais en aucun cas ce n'est une raison pour frapper. Ca me fait penser à ce procès il y a quelques jours du prof qui a frappé un élève qui lui avait manqué de respect.
Une personne a dit une chose qui m'a vraiment marqué "il n'a rien fait de mal, il a agi comme un bon père de famille". Pardon? Ah oui j'oubliais. Frapper est interdit mais frapper ses enfants c'est normal voire recommandé. L'éducation... Mais quelle éducation?
J'espère qu'un jour les choses changeront et que les gens prendront conscience qu'il ne faut pas frapper ses enfants. Même une simple fessée.
Il faut apprendre à nos enfants que personne, PERSONNE, parents, amis, étrangers, personne n'a le droit de les frapper, de leur faire du mal.
Il n'y a que comme ça que nous ferons d'eux des personnes qui sauront se défendre et crier "NON !".
Non à la violence. Non à l'obéissance à travers la peur.
Il faut que cela cesse.
Commentaires
Sencia le 06/09/2009 à 20:22:47> Lapriss; tant de questions sans réponses... Je pense pour ma part que c'était une solution de facilité. Frapper un enfant est plus facile que s'en prendre à un adulte capable de riposter... Lorsqu'il faut un souffre-douleur il importe peut que ce soit son enfant ou non je pense... En tout cas ce fut le cas pour mon père. Bisous à toi chère Lapriss!
Lapriss site : greencenter.blog4ever.com/blog | le 05/09/2009 à 14:45:35
Personnellement, je n'ai jamais été frappée, et je n'ai pas encore d'enfants, donc ce qe tu as pu écrire ne me concerne pas tellement.
Mais lire ce que tu as écrits m'a vraiment fait réagire, comment peux t on faire ca à son PROPRE enfant ? Le bébé qu'on a concu ?
Sencia le 24/08/2008 à 14:41:53
> Kanza; En premier lieu un grand merci pour ton com's et le courage immense que tu as eu de venir en parler ici! Je te félicite bcp de ta franchise! Oui l'éducation des enfants est une affaire délicate et très complexe je crois.C'est difficile de savoir ce qui est bien ou pas.Le juste milieu entre pas trop laxiste ni trop sévère. Très peu de gens savent vraiment trouver le milieux et je pense qu'il faut pour cela faire un long travail sur soi-même.
Toi comme tu en parle tu dis le ressentir comme une faute ou une erreur si on peut dire cela comme ça.
Je suis très attristé de lire que toi aussi tu as été battue en tant qu'enfant. Car oui un enfant est très fragile et innocent. Et comme on le dit; la violence ne résout pas les problèmes...
Pour ma part (cela n'engage que mon avis et je ne suis pas psy...)Je pense que ton fils doit ressentir que tu l'aime malgré tout et que tu regrette. C'est à mon avis ce qui compte le plus pour un enfant, se sentir aimé et accepté, il comprendra certainement si tu lui explique pourquoi tu réagis comme cela et que ton but n'est pas de lui faire du mal mais que tu es parfois dépassé par ta propre vie et tes problèmes et qu'il t'arrive alors d'avoir des réactions déplacées que tu regrette par la suite.
Tu dis que la violence vient de ta révolte à l'adolesence pourrais-tu préciser ce qui a motivé cette révolte? Y a t'il un lien avec les coups de ton père?
Ne te sens pas obligée de me répondre si tu n'est pas prête ou si tu en as pas l'envie ok? Sens-toi libre simplement.
Gros bisous admiratifs de courage!
Je pense à toi
Kanza site : chaotik.blog4ever.com | le 22/08/2008 à 04:16:28
J'ai des frissons de dégoût et de rage au fur et à mesure que je lis ton histoire... J'ai été battue moi aussi mais quand même moins grave... Et comme Purple Girl, j'ai de la violence en moi et il m'arrive de lever la main sur mon fils... Pas le battre mais réagir de manière agressive. C'est à dire, lui crier après ou le prendre fermement. Et comme elle, j'ai été remplie de remords, de regrets, de culpabilité..... Les enfants sont si innocents... Pour ma part, je crois que ma violence vient de ma révolte à l'adolescence.
Sencia site : sur-re-vivre.blog4ever.com | le 30/06/2008 à 17:52:46
Oui je pense personnellement que ça joue certainement un grand rôle. Est ce que tu as la possibilité de te faire aider dans ce chemin? Et pour la révolte si comme tu dis elle est saine elle est légitime et même indispensable! Voilou bisous
Purple Girl site : purplegirl.blog4ever.com | le 30/06/2008 à 13:17:47
C'est difficile de réussir à comprendre les fondements de telles impulsions. Je ne crois pas que cela vienne de ma révolte, ma révolte est saine. Cette violence est mauvaise, destructrice. Quand ça m'arrive j'ai l'impression de lui ressembler. Je ne cherche pas à excuser mes actes ni à rejeter la faute, car il ne tient qu'à moi de me contrôler. Mais en ce qui concerne les sentiments qui m'envahissent, peut être est-ce parce que j'ai grandi avec un très mauvais exemple de sang froid et de maitrise de soi.
Sencia site : sur-re-vivre.blog4ever.com | le 30/06/2008 à 02:10:43
PG: Toujours tout à fait d'accord avec toi! Ton honnêteté et ta franchise sont vraiment admirable!
Penses-tu que cette violence que tu as en toi comme tu dis elle vient de cette révolte que tu as? Ou simplement parce que tu n'as vu que ça?
Purple Girl site : purplegirl.blog4ever.com | le 30/06/2008 à 01:56:09
Honnêtement ça m'est arrivé. Parce que j'ai en moi beaucoup de violence, sûrement un cadeau de mon enfance. Je ne l'ai jamais battu, non, mais j'ai parfois levé la main, donné une fessée. Ca a été rare. Mais à chaque fois je me suis détestée et je me suis excusée. Je lui ai dit que j'avais eu tort, que je n'avais pas le droit, que personne n'avait le droit. Que j'étais désolée et que je n'étais pas parfaite mais que je faisais tout pour être une bonne maman.
C'est très difficile de combattre cette violence que l'on nous a inculquée. C'est un défi au quotidien. Mais c'est un devoir.
Et je suis totalement convaincue qu'aucune violence n'est admissible et bénéfique. Aucune et en aucun cas.
Sencia site : sur-re-vivre.blog4ever.com | le 30/06/2008 à 01:30:14
Tout à fait d'accord avec toi PG!Il faut que ça s'arrête toute cette violence envers les enfants!!! Souvent quand c'est dans le cadre de la famille ou de l'école, les adultes trouvent cela normal car "on le faisait comme cela dans le temps.." ou les "nous on a aussi eu des coups et on l'as bien vécu" etc... Je crois avoir compris sur ton blog que tu es maman, et tu peux donc parler d'éxpérience...Moi c'est pas mon cas et je ne peux pas me permettre de juger ceux qui donnent encore des fessée à leur enfants. Mais par principe je suis complètement contre!Bisous
Purple Girl site : purplegirl.blog4ever.com | le 30/06/2008 à 00:54:45
On fait tous des bêtises quand on est petits. C'est comme ça qu'on apprend. Mais en aucun cas ce n'est une raison pour frapper. Ca me fait penser à ce procès il y a quelques jours du prof qui a frappé un élève qui lui avait manqué de respect.
Une personne a dit une chose qui m'a vraiment marqué "il n'a rien fait de mal, il a agi comme un bon père de famille". Pardon? Ah oui j'oubliais. Frapper est interdit mais frapper ses enfants c'est normal voire recommandé. L'éducation... Mais quelle éducation?
J'espère qu'un jour les choses changeront et que les gens prendront conscience qu'il ne faut pas frapper ses enfants. Même une simple fessée.
Il faut apprendre à nos enfants que personne, PERSONNE, parents, amis, étrangers, personne n'a le droit de les frapper, de leur faire du mal.
Il n'y a que comme ça que nous ferons d'eux des personnes qui sauront se défendre et crier "NON !".
Non à la violence. Non à l'obéissance à travers la peur.
Il faut que cela cesse.