Le portefeuille perdu
Voici un de mes chants préférés! :-)
J'avais 17 ans et dans notre classe professionnelle nous étions 3 femmes pour une douzaine d'hommes tous âgés entre 15 et 22 ans. J'avais un contact particulier avec Amélie une fille du même âge que moi. Nous partagions beaucoup de choses ensemble notamment au niveau professionnel. J'étais vraiment heureuse de sa présence car elle me soutenait et m'aidait lorsque je ne suivais plus au cours par manque de concentration puisque trop occupée à ruminer sur ma vie et ma souffrance.
C'était un mardi après-midi d'hiver et je marchais seule dans la forêt qui surpassait la ferme de mon enfance. Il soufflait un vent glacial malgré le soleil qui pointait parfois par-ci et par-là à travers les nuages et ma vie ma semblait tout à fait pareil à l'humeur du temps. Glacé, et immortalisée dans un passé trop lourd et trop douloureux. A chaque fois que l'horizon semblait s'illuminer enfin, les nuages le couvraient d'un voile sombre et triste. Sans cesse les images et les souvenirs tournaient dans ma tête tel un disque rayé.
J'avais décidé de retourner chez mes parents ce jour-là afin de retrouver mes frères et sœur l'espace de quelques heures et de m'assurer qu'ils ne manquaient de rien. J'avais mon jour de cours à l'école professionnelle le lendemain et cela me permettais de prendre les transports en communs pour m'y rendre puisque les cours ne débutait que dans la matinée. J'allais souvent marcher dans cette forêt lorsque j'avais besoin de réfléchir ou lorsque j'allais très mal. Dans ces moments-là, l'obsession de mourir et de me scarifier était tellement présente qu'il me fallait toute ma force pour ne pas y succomber.
Après avoir parcouru quelques mètres de dur combat entre l'envie de me couper et celle de résister, j'ai fini par craquer et j'ai sorti de mon sac à dos le rasoir qui devait me soulager. Trop prise dans mes pensées noires je n'ai pas remarqué qu'en ouvrant mon sac mon portefeuille était tombé de mon sac. Lorsque je suis arrivée chez mes parents j'avais comme d'habitude déjà bien éliminé les traces de mon accès de faiblesse et collé sur mes lèvres le sourire du « tout vas très bien ! » habituel. Comme toujours lorsque je retournais chez mes parents, mon petite Stanley s'accrochait à mes pantalons et ne me lâchait plus d'une semelle. Il était heureux de me voir et moi j'étais heureuse de le voir heureux même si sa présence incessante tôt le matin jusqu'à tard le soir était parfois vraiment pénible à vivre. Mais je l'aimais plus que tout, comme s'il fut mon propre enfant.
Quand j'arrivais aux cours le lendemain matin je n'avais toujours pas remarqué l'absence de mon portefeuille et ce n'est que vers midi lorsqu'Amélie et moi voulions payer notre déjeuner à la cantine que j'ai constaté sa perte. Paniquée j'ai appelé ma mère pour lui demander de chercher dans ma chambre si elle s'y trouvait. Elle n'y était pas…
N'ayant plus d'argent pour payer mon déjeuner Amélie eu la gentillesse de me prêter un peu d'argent pour survivre le temps de retrouver mon portefeuille. Je me souvenais de ma ballade en solitaire de la veille et j'étais persuadée de l'avoir perdue dans cette forêt mais comment retrouver mon portefeuille blanc dans toute cette neige blanche aussi ? Amélie me suggéra de téléphoner à un numéro spécialisé qui, à l'aide de voyants, donnait des informations pour retrouver les objets.
Je l'ai remerciée de son aide mais refusai poliment le numéro car je savais connaître un Dieu encore plus puissant que son numéro et j'étais intimement persuadée qu'Il m'aiderait à la retrouver car Il connaissait l'endroit exact où je l'avais perdue. J'étais Son enfant et je savais qu'Il ne me laisserait jamais tomber. Lorsque j'ai expliqué tout ceci à Amélie elle me regarda d'un air à moitié surpris et à moitié amusé… Elle ne croyait pas vraiment à mon « histoire » de Père céleste mais accepta ma décision.
Il avait neigé à nouveau peu avant le week-end et malgré ma foi je doutais toujours plus de retrouver mon portefeuille sous toute cette neige. Mais quelque chose en moi me répétait sans cesse « rien n'est impossible à Dieu » et me laissait un peu d'espoir malgré tout. Lorsque je trouvais enfin le temps de retourner sur le chemin de la forêt le samedi après le travail j'avais repris pas mal de courage et l'envie me prit de chanter des chants de louanges chrétiens alors que je scrutais minutieusement le sol enneigé. Après avoir chanté quelques chants une forte conviction me submergea soudainement. J'allais la retrouver puisque Dieu était pour moi un bon père et Lui Il allait m'aider j'en étais sûre !
Ma mère me téléphona pendant mes recherches pour me demander de mettre la table lorsque je serrai rentré et je lui ai raconté ma conviction. Elle me répondit froidement « tu ne vas jamais la retrouver ! Pourquoi Dieu t'aiderait-il toi qui es une aussi mauvaise fille ? Tu ne l'as pas mérité ! » Cette phrase me fit l'effet d'une bombe… j'avais mal de voir à quel point l'image que ma mère avait de Dieu était dure, insensible et répressive. Je connaissais Dieu d'une tout autre manière et mon image ne correspondait nullement aux dires de ma mère, alors plus que tout j'y croyais !
Lorsque j'ouvris mon sac pour ranger mon portable, je vis un trou gris dans la neige juste à côté d'une empreinte de sabot laissée par un cavalier et son cheval. Je me suis baissée, j'ai creusé un peu, et je découvris avec une immense joie mon portefeuille trempé par la neige mais complètement intacte ! Je sautais de joie et je suis rentrée à toute vitesse chez mes parents pour leurs annoncer la bonne nouvelle à laquelle ils avaient beaucoup de mal à croire. Ma mère surtout fut très surprise que Dieu m'ait aidé à la retrouver puisque selon ses dires je ne l'avais absolument pas mérité… Je n'oublierai jamais ce miracle qui m'a une fois de plus prouvé qu'il valait la peine de faire confiance à Dieu.


Commentaires
Sencia le 10/05/2009 à 18:52:23>Mimosa; Ma chère petite maman de coeur, ta présence malgré tout ton programme et ta connection défaillante me touche beaucoup! Merci d'être là et de me lire! Je t'aime très très fort!
Oui j'ai été très attristé par la réaction de ma mère et cela m'a fait beaucoup réfléchir... Dieu ne s'est jamais présenté à moi de la manière dont ma mère En parlait et le contraste m'a fait douter sur les origines de sa foi.
Ce miracle à été un miracle parmi beaucoup d'autres et souvent lorsque j'entends des personnes autour de moi dire " Je ne peux pas croire en Dieu car je ne le vois pas" j'ai envie de dire " Crois et tu verra!" C'est ce que j'ai vécu et je sais que c'est vrai!
Etre dans ses mains puissantes est mon seul refuge les jours de détresse profonde. Il me porte je le sais et sans son aide je ne serrais plus vivante à ce jour.
Merci à toi d'être là ta présence est elle aussi pour moi un immense soutien et une grande ressource!
Je t'aime de tout mon coeur!
Bisous ma petite maman de coeur
Mimosa le 08/05/2009 à 23:19:53
Ma chère Sencia,
Ton témoignage me touche profondément. C'est merveilleux comme tu as pu réaliser l'aide de Dieu. Oui pour Dieu, rien n’est impossible. Merci beaucoup que tu nous as raconté ce beau témoignage.
Comme nous pouvons nous exprimer heureuses, que Dieu n'agit pas selon les horribles paroles de ta mère. Dieu est bon, il t'aime et lui veut t'aider jour après jour.
Comment vas-tu ma chère Sencia ? Excuse-moi de mon silence, mais je suis bien occupée ou alors ça ne joue pas avec la connexion. Mais sache que je ne t’oublie pas et que je prie beaucoup pour toi. Je t’aime de tout mon cœur et je te souhaite plus loin bon courage. Sache que le Seigneur ne t’abandonnera jamais, jamais, jamais. C’est lui qui te porte plus loin. Tu es dans ses mains puissantes.
Bisous ma chère Sencia et à bientôt !
Ta petite maman de cœur qui pense à toi.
Edwige le 03/05/2009 à 22:28:09
OK, ich warte auf dich.
Sencia le 03/05/2009 à 14:05:46
> Edwige;Ich auch!:-) Tu me manque! Dsl de mes absences j'suis hyper occupée en ce moment... Je ne t'oublie pas! Jtmf ma jumelle
Edwige le 02/05/2009 à 22:47:23
Du traumste mich, ich liebe dich, fur immer.