L'engrenage infernal
Vers l'âge de 9-10 ans, à force de vivre des privations à la maison, mon mental s'est mis petit à petit sur le mode de régime de survie. Dans ma tête il fallait que je me fasse des réserves pour les jours de "punitions". Je prenais tout ce que je trouvais comme nourriture dans la maison et allais le manger en cachette de mes parents. Plus je mangeais, mieux je me sentais et avec chaque bouchée que j'avalais, je ressentais comme une sorte de chaleur intérieur qui me donnais un peu de réconfort. La nouriture devint rapidement ma grande amie de misère. Elle m'accompagnait partout et il fallait que j'en aie constamment à proximité sinon je faisais de grosses crises d'angoisses et de panique. J'avais l'impression que j'allais mourir de faim si je n'y avais pas accès. Mes parents, malgré mes précautions, remarquèrent rapidement que certaines de leurs provisions disparaissaient mystérieusement et, puisque personne ne voulu s'avouer coupable des vols, ma mère se mit à cacher la nouriture partout dans la maison, à tel point que parfois elle ne se souvenait même plus des endroits où elle les avaient cachés.

Je prenais du poids à vue d'oeil et ma mère, me croyant gourmande , commença de plus en plus souvent à me faire des leçons de moralité sur mon physique et mes apparences. Elle-même avait beaucoup souffert durant toute son enfance des moqueries de ses camardes d'école parce qu'elle était trop maigre. Mais moi ça m'était égal pourvu que les hommes me fichent la paix, je me sentais bien comme ça.

Les commentaires de ma mère furent bientôt rejoints par ceux de mon père et de toute la famille...
J'ai toujours pratiqué beaucoup de sport mais simplement parce que je n'étais pas aussi maigre que ma mère quand elle était petite, j'ai eu droit à toutes sortes d'injures qui creusaient de plus en plus ma confiance en moi: "Grosse vache, tas de fumier, truie d'engraissement etc..." ne furent que quelques "termes" des plus insinifiants entre tous...Pourtant quand je revois les photos aujourd'hui je sais que je n'étais vraiment pas grosse!!
Puis un jour ma mère lassée de me voir prendre du poids, décida de me mettre au régime de force. Tous les autres membre de la famille pouvaient continuer de manger normalement et bien que mon petit frère Anthony était bien plus en surpoids que moi, il n'y eu que moi qui eu droit à ce traitement de "faveur".

Après avoit perdu quelques minables kilos ma mère me lâcha un peu avec ses régimes. Mais le fameux effet "yo-yo" fit très rapidement son apparition et je finis par enchaîner régime sur régime. Mes parents à force de me le répeter incessemment ont réussit à me persuader qu'ils ne m'accepteraient que si j'étais à leurs image, donc maigre.
Les régimes ne servaient absolumment à rien puisque mon corps avait déjà fait la connaisance de cette amie de misère qu'était la nourriture pour moi et je commençais de fil-en-aiguille à lui vouer une obsession complètement folle.
Devant mes parents je faisais sagement mes régimes et en cachette je m'empiffrais de tout ce que je trouvais. J'étais devenu une véritable pro des cachettes pour nourriture...

A l'adolescence, je constatais avec effroi que mon corps ressemblait de plus en plus à celui d'une femme et les regards des hommes sur moi me mettaient très mal à l'aise. J'avais une peur réelle de devenir une jeune femme attrayante et belle. Alors j'avais deux choix: Sois je maigris et refuse à mon corps tout développement succeptible d'éveiller des désirs chez les hommes, sois je "bouffe" (on ne peux appeler cela autrement...) pour grossir à tel point que plus personne ne voudra de moi et ne me touchera plus jamais. Surtout mon père.
J'ai choisi la première: Me priver complètement de nourriture, et maigrir au point de reveiller le dégoût chez les hommes.
Je ne mangeais presque plus rien et je suivais une discipline de fer. Mes parents tout de même un peu inquiètés par mes "manques d'apétits répétés" ont fini par me convaincre de force de manger à nouveau.
Alors la deuxième solution qui s'offrait à moi me tendit la main et je commençais de plus en plus fréquemment à faire des crises de bouffes. Je mangeais n'importe quoi, même ce que je détestais en tant normal, et dans n'importe quel ordre. Au début mon estomac ne supportait que peu de quantités mais à force de me forcer, j'ingurgitais des quantités de plus en plus incroyables.

Les commentaires moqueurs de mes parents et de mes camardes de classe n'aidant pas, je commençais de plus en plus à détester et à haîr ce corps qui était le mien et à cause de qui j'avais du subir toutes ces "choses".
L'engrenage infernal prenait son chemin et tellement dégoûtée de ce moi qui gonflait à vue d'oeil, j'ai commencé à me faire vomir la nourriture avalée. Au début c'était seulement après mes crises de bouffes quand j'avais tellement mangé qu'il m'était impossible de bouger tellement j'avais mal au ventre. Puis ce fut de plus en plus fréquemment; quand je me sentais mal et que j'étais déprimée, quand les souvenirs et évenements difficiles faisaient leurs apparitions. Et quand je me ragardais dans le miroir.

Article ajouté le 2008-07-13 , consulté 65 foisCommentaires
rosesther site : rosesther.skyrock.com | le 22/07/2008 à 16:14:06
tout ceci me dépasse petite soeur, il ton martyrisé physiquemen, moralemen, il on créer dan ta tête un psychosoma negatif...*
pfffff c ecoeuran tou ça la...
g très mal, g vraimen mal... j norai jamais survécu si jété dan ton cas.
Petite Fée, Toujours là pour toi. le 14/07/2008 à 13:38:36
Ah les TCA ! Quand ça t'attrape ça ne te lâche plus !!!
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